lundi 1 janvier 2007

cette fois c'est moi

me voilà, moi aussi, sur le départ!
m'en vais faire un pti tour ds le grand Nord, voir des élans, des belles chutes d'eau et surtout des canadiennes et canadiens.
Pour la ptite explication, "s'envoyer en l'air" ca veut dire "prendre l'avion" ds leur langue bizarre qu'ils pensent etre du français... mouais z'emploient qd meme des mots loufoques de tps en tps.
j'essaierai au fil de mon séjour de vous transmettre le plus possible de ces expressions rigolotes (avec une dédicace particulière a gillou et cédric, qui, je le sais sont friants de ce genre de choses).
Bisous à tous, et à très vite pour une belle aventure que je tacherai de partager avec vous (meme si j'ecris pas aussi bien que steph/bouli ;) )

sandrinette

5 commentaires:

Gilles Vanderstocken a dit…

J'attendrai avec grande impatience tes leçons de québécois ;-)

Et j'peux pas résister à citer la magnifique "Toune D'automne" des cowboys :

"Comment ça va ma p'tite soeur?
Viens que j'te serre dans mes bras
Pis, as-tu r'trouvé l'bonheur
Dans ton trip au Canada?
Dans l'bout' c't'année y s'est pas passé grand'chose…
C't'un peu morose…

J'espère au moins qu'c't'ait l'fun là-bas
Chu fier que tu m'aies pas ramené
Un beau-frère de l'Alberta
Ça m'aurait un peu ébranlé
Jure-moi donc que c'fois là tu restes à' maison… pour de bon"


Prends ton pied ma grande ;-)

Cedric a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Cedric a dit…

Une bonne introduction à ce bon français...

Lynda Lemay - Leçon de Quebecois

Bon voyage!

Bombinette a dit…

Ceci est la correspondance d'un jeune couple de Français au Québec qui écrivent à leur parents en France...
Un couple qui euh...disons, s'est bien "intégré" à la vie dans la belle Province.

1er Août:

Nous venons d'emménager dans notre nouvelle maison au Québec. C'est très beau ici. Tout est immense, si sauvage, la campagne est belle, j'ai bien hâte de la voir recouverte de neige et de voir le fleuve pris dans la glace.

1er octobre:

Le Québec est le plus bel endroit du monde. Les feuilles des arbres ont pris toutes les teintes possibles de rouge et d'orange. Nous sommes allés nous promener en montagne et nous avons vu des chevreuils. Quelles gracieuses créatures! Ce sont certainement les plus beaux animaux de la création. Cet endroit est vraiment le paradis sur terre! J'adore.

1er novembre:

La saison de la chasse au chevreuil est commencée. Je ne peux pas croire qu'on puisse tuer un si bel animal. J'espère qu'il neigera bientôt. J'aime vraiment le Québec (sauf en ce qui concerne ses lois sur la chasse, bien-sûr, mais il est vrai que nature et sauvagerie vont un peu de pair...)

1er décembre:

Il a neigé cette nuit. Nous nous sommes éveillés ce matin pour découvrir que tout était devenu blanc. Une vraie carte postale ! Nous sommes tous sortis et avons fait un combat de balles de neige. C'était vraiment le pied! Quel bel endroit! L'air est pur, tout est propre et blanc. C'est magnifique!

10 décembre:

Encore de la neige hier soir; c'est merveilleux ! Le mec de charrue nous a encore fait sa petite blague. Il nous pousse de la neige dans l'allée du garage, histoire de nous taquiner certainement (les Québécois appellent "charrue" le camion de déblayement qui pousse la neige hors des chemins. Une autre de leurs expressions cocasses si typiques...). Les Québécois sont sympas... De bons vivants qui aiment s'amuser malgré la neige et le froid, quoi !

15 décembre:

Encore de la neige hier soir. J'ai été un peu embêté hier parce que je n'ai pas pu sortir la voiture pour aller travailler. La neige c'est très beau, mais j'avoue que je suis un peu épuisé de pelleter. "Crisse de charrue", comme disent si typiquement les québécois ! "Crisse" est un juron utilisé par les habitants de ce pays à la tradition catholique très imprégnée. Les habitants semblent l'utiliser assez fréquemment, à cause de l'hiver peut-être... À éviter quand même, car il s'agit d'une expression vulgaire, me disent même les gens d'ici. Je crois que leur manque de vocabulaire amène les québécois à utiliser ce juron plutôt que des expressions plus recherchées.

21 décembre:

Il est encore tombé de la marde blanche hier soir. Tu ne le croiras pas, mais j'ai des ampoules plein les mains à force de pelleter. Je crois que le gars de la charrue se cache dans un coin de la rue et attend que je finisse de pelleter pour remplir la cour à nouveau. J'ai d'abord cru qu'il nous faisait ça parce que nous étions nouveaux au pays, mais je crois maintenant que c'est parce que c'est fondamentalement un calice de chien sale. ( "calice de chien sale " est une expression parfois employée par les gens d'ici pour désigner ceux avec qui ils ont des conflits ou qu'ils n'aiment carrément pas.)

25 décembre:

Joyeux Noël ! "Hostie de crisse de temps des fêtes à marde !" comme ils disent parfois ici. Il est encore tombé de la tabarnac de neige (tabarnac est un autre juron catholique qui vient du mot tabernacle). Un Noël blanc, C'est bien beau, mais ça n'empêche pas que si jamais je met la main sur le câlisse de chien sale qui chauffe la charrue, j'm'en va y faire faire un hostie de boutte sur les coudes. (Autre expression typique, mais j'imagine que tu commences à t'en foutre des expressions typiques....) Je ne comprends pas pourquoi ils n'épandent pas plus de sel (ils disent calcium ces cons...) sur les routes pour faire fondre la glace.

27 décembre :

C'est pas croyable mais il est encore tombé de la crisse de marde blanche hier à soir! Et ce matin, on se les gèle en ciboire. Ça fait trois jours qu'on est pas sortis de la maison, sauf pour pelleter cteu tabarnak d'entrée à chaque fois que le câlisse de chien sale passe avec son hostie de charrue!

On peut pas aller nulle part. Le char ( ils disent char au lieu de voiture parce que ils ont tous la bouche gelée) était pris dans une véritable montagne de neige. Quand j'ai eu enfin fini de tout gratter, le crisse de bazou voulait plus partir à cause du frette.

2 janvier :

Y faisait -27° à matin, câlisse! Ça se peut-tu ?! Avec le facteur vent à marde, ça faisait -44°; incroyable! Tu vas pas pisser dehors avec un temps pareil, ça c'est certain ! Sauf que nous, il faut qu'on aille pomper l'eau à bras dans le hangar à côté...

Si on avait su, on aurait acheté une maison avec pompe électrique et puits intégrés, comme eux !

Ce midi, la femme de la météo a annoncé qu'il ferait un peu plus chaud mais qu'il allait tomber 10 pouces de plus de neige à soir... Dix pouces esti ! ça fait dans les 25 centimètres...

10 janvier :

Dans le trognon la connasse! On en a eu pour 24 pouces de c'te câlisse de marde-là ! 24 pouces crisse de câlisse de tabarnac! Soixante centimètres! ça a pas d'allure !

Ça sera pas fondu avant l'mois d'août, ce calvaire! Pis tu le croiras pas, mais c'te maudite charrue est restée prise dans le banc de neige en face, pis l'écoeurant qui la conduit est venu cogner chez nous pour demander s'il pouvait emprunter ma pelle! Après lui avoir dit que j'avais passé à travers six pelles pour pelleter toute la marde qu'il m'avait poussé dans l'entrée, j'y ai cassé la septième sur sa crisse de tête de fif!

30 janvier:

On a fini par sortir de la maison aujourd'hui. On a enfin pu se rendre à la pourvoirie pour acheter de quoi manger, mais en revenant un câlisse de chevreuil s'est crissé devant le char. . J'ai pour 3000$ de dommages! L'Esti de niaisieux d'animal de marde m'a pas vu arriver. Comment ça se fait que ces crisses de chasseurs les ont pas toutt tirés au mois de novembre, ces pourritures-là ? J'ai jamais pensé qu'un animal puisse être si stupide!

1er mai

J'ai emmené le char au garage. Y'est plein d'hosties de trous ! Plein, d'un boutte à l'autre, calvaire ! Y a pas six pouces carrés qu'y a pas de rouille, câlisse,à cause de l'hostie de calcium qu'ils mettent partout dans les chemins, c'te gang de tabarnac d'épais-là ! Ça peut ben leur coûter cher de vivre icitte, hostie de câlisse! Ils y passent un char par année, c'est sur, à marcher de même, gang de niaiseux!

30 mai:

Ma blonde pis moé, on a décidé de crisser notre camp en France. On est tannés. La neige a même pas fini de fondre dans le bois que les hosties de maringouins pis les tabarnak de mouches noires commencent à sortir. On peut même pas prendre une bière dehors sans en avoir plein la face, calice, moi qui voulais profiter de mon beau lac ! J'en ai plein le cul du Québec! J'peux pas comprendre qu'y aille du monde assez innocent pour rester dans un maudit crisse de trou pareil !

Bombinette a dit…

Bonne route, hostie d'crisse de câlisse de vieille folle !
Et gare à la brosse.

Aller, une dernière pour la route...

Le travail du réclamant consistait à descendre du toit d'un édifice de deux étages un surplus de briques qui était resté sur le toit.

QUESTION : Monsieur, auriez-vous l'amabilité de raconter les faits de l'accident ? Votre réponse est enregistrée.

RÉPONSE : J'pensais sauver du temps. J'ai fixé un madrier avec une poulie en haut de la batisse et j'ai passé une corde dans la poulie avec les deux bouttes qui descendent jusqu'a terre. J'ai attaché un baril vide au boutte de la corde, pis j'le monte en haut de la batisse. Ensuite j'attache l'aute boutte de la corde à un arbre. Là, j'monte sul toit, pis j'remplis le baril de briques. Ensuite, je r'tourne en bas pis j'viens pour détacher la corde pour faire descendre le crisse de baril, mais le tabarnac de baril est benque trop pesant pour moé et avant que je réalise quoi que ce soit, hostie, le baril me monte en l'air yenque d'une chotte. Là, chu trop haut pour lâcher la corde, j'ava pas le choix, j'ai tenu la corde en hostie. A moitié chemin, j'rencontre le crisse de baril qui descendait; j'en ai recu un calvaire de coup sur l'épaule; tabarnac que ca m'a fait mal...Mais cé pas toute; moé je continue à monter; Rendu en haut, j'me pette la tête sul câlisse de madrier, pis j'me prends les doigts dans l'hostie de poulie... J'pensa parde connaissance. Quand l'baril touche à terre, le fond pette pis l'baril se vide. Asteur, ciboire,chu plus pesant que l'baril ; ca fa qu'hostie là j'descends en tabarnac; pis à moitié chemin en descendant, j'rencontre encore le crisse de tabarnac de baril qui, lui, montait. Y m'a pas manqué l'calisse, y m'a pogné drettes'une jambe; chu v'nu blême. Rendu en bas, j'mécrase sul calisse de tas de briques... J'pensa mourir là. Rendu là, j'me rappelle pu grand chose; chu tout étourdi, ca fa que j'lâche la crisse de corde, pis l'baril se met à r'descendre, pis me calisse un coup s'a tête; pis j'me r'trouve à l'hopîtal. C'est pour cà que j'demande un congé de maladie.

T'embrasse bien fort...
Hé, surtout, reviens hein...